Pour la deuxième conférence de presse de son quinquennat, au lendemain de l'annonce d'une récession en France au début de 2013, François Hollande a défendu sa politique économique et sociale. Souhaitant un "an II du quinquennat" sous le signe de "l'offensive", le président de la République a plaidé pour un gouvernement économique européen et a maintenu son objectif d'inverser la courbe du chômage.
Il a défendu le bilan de la première année de son quinquennat. "De grandes réformes ont été engagées", a-t-il rappelé, citant notamment "le sérieux budgétaire", "le pacte de compétitivité", "la maîtrise du monde de la finance" et "l'accord sur la sécurisation de l'emploi". Le chef de l'Etat a résumé cette première année par "la défense de la souveraineté, la remise en ordre de l'économie, la sauvegarde du modèle social et la réparation des injustices".
François Hollande a réitéré sa volonté d'une loi autorisant le droit de vote des étrangers. Mais le chef de l'Etat a de nouveau souligné l'opposition de la droite sur la question. "Je suis pour que ça aille vite, mais l'opposition dit vouloir s'opposer à toutes les révisions constitutionnelles", a déclaré M. Hollande. Sur le droit de vote des étrangers, je n'ai pas soumis ce texte, car je sais que l'opposition n'en veut pas et je ne veux pas donner l'impression que nous chercherions avant les élections municipales à imposer les enjeux." Il a toutefois annoncé que la loi sur le sujet "sera présentée après les municipales de 2014".
François Hollande n'a pas voulu se dérober sur la prochaine reforme des retraites."Est-ce que, comme président de la République, je peux laisser 20 milliards d'euros de déficit en 2020 ?" a-t-il plaidé, confirmant implicitement son intention d'augmenter la durée de cotisation. "Dès lors que l'on vit plus longtemps, on devra travailler aussi un peu plus longtemps", a-t-il expliqué tout en se gardant bien derentrer dans les détails.
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