Cinq jours après le séisme d'une magnitude de 7,0 sur l'échelle de Richter, dont le bilan pourrait atteindre 200.000 morts, des centaines de milliers de Haïtiens affamés attendent désespérément de l'aide mais des problèmes de logistique empêchaient une grande partie des secours de parvenir aux victimes qui survivent dans des camps de fortune, dans des rues jonchées de débris et de cadavres en décomposition.
Les Américains cristallisaient samedi les critiques sur le manque de coordination à l'aéroport de Port-au-Prince, point d'accès essentiel de l'aide internationale désormais sous leur contrôle. Le ministre français de la Coopération, Alain Joyandet a protesté "officiellement" auprès des Etats-Unis après qu'un avion acheminant un hôpital de campagne n'a pas été autorisé à atterrir sur la piste unique de l'aéroport.
"Il y a de gros problèmes de coordination à l'aéroport", a assuré un responsable du gouvernement haïtien, Michel Chancy, qui dirige un comité chargé de coordonner la distribution de l'eau et de la nourriture. "Les Haïtiens ne sont pas avertis de l'arrivée" des avions, ce qui fait que "quand ils doivent atterrir, il n'y a pas de prise en charge", a-t-il déploré.
"Il s'agit de l'une des plus graves crises humanitaires en plusieurs décennies", a déclaré le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, en prenant dimanche l'avion pour se rendre à Haïti. Les Nations unies fournissent de la nourriture à 40.000 personnes par jour et espèrent porter ce nombre à un million d'ici deux semaines, Le défi en ce moment est de coordonner toute cette assistance qui afflue" a-t-il dit...
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