Le "printemps des libertés" devait marquer l'apogée de la campagne socialiste contre le président de la République mais peu de militants ont finalement fait le déplacement. Le Parti socialiste a accusé Nicolas Sarkozy de "refaire le coup de la sécurité" lors d'un concert-meeting pour la défense des libertés qui n'a pas fait le plein au Zénith de Paris.
Martine Aubry a assuré devant un auditoire clairsemé que libertés et crise étaient "intimement liés". Le premier secrétaire du PS a accusé le chef de l'Etat de "répondre à l'angoisse sociale par la diminution des libertés".
"Nous voyons bien que devant son échec économique et social, parce que sa main gauche n'a pas su donner, n'a pas su protéger, il serre du côté de sa main droite", a expliqué la maire de Lille. Le PS a publié au début du mois un recueil intitulé "La France en libertés surveillées", recensant les reculs, à ses yeux, des droits depuis l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée. Dans son discours, Martine Aubry a dénoncé, entre autres, la "mise sous coupe" de la justice et les attaques contre la liberté de la presse.
Peu de Parisiens ont finalement fait le déplacement huit mois après la "Fête de la fraternité", organisée au même endroit par Ségolène Royal, qui avait réuni 4.000 personnes en septembre. L'ancienne candidate à la présidentielle n'a pas assisté au rassemblement de dimanche, qui s'est terminé par un concert de Sanseverino.
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