Lors de la traditionnelle interview télévisée du chef de l'Etat à l'Elysée à l'occasion du 14 juillet, Jacques Chirac a rappelé indirectement Nicolas Sarkozy à l'ordre en mettant fermement en garde tous ceux dont "les calculs" pourraient "venir perturber l'action" du gouvernement dans les trois années à venir.
Il a sèchement tranché la polémique sur le budget de la Défense. "Je décide et il exécute", a-t-il lâché au sujet de Nicolas Sarkozy. Il "entend" aussi que son Premier ministre Jean-Pierre Raffarin "soit respecté au sein du gouvernement".
La campagne présidentielle, "c'est dans trois ans". D'ici là, "je ne tolérerai pas le moindre écart" à la solidarité gouvernementale. "Je ne laisserai pas les ambitions ou les calculs des uns ou des autres, ici ou là, venir perturber l'action des trois années à venir", a prévenu le président, fustigeant les "logiques politiques avec un petit 'p'".
Et au sujet du cumul entre un poste de ministre et la présidence de l'UMP, il a dit: "Si tel ou tel ministre veut se lancer dans la campagne, s'il est élu président de l'UMP, il démissionnera immédiatement ou je mettrai fin immédiatement à ses fonctions".
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