Laurent Fabius a été accueilli à La fête de l'Humnité, samedi, par des sifflets, des injures et même un œuf jeté par des militants. Les images de cette scène ont été diffusées en boucle sur les chaînes de télévision durant tout le week-end.
L'ancien premier ministre de François Mitterrand relativise la portée de l'incident et s'est présenté comme l'homme du rassemblement à gauche. "Ce que je porte, c'est le rassemblement. Je ne m'attends pas à ce que ce soit facile, mais c'est indispensable. Les autres sont éminemment sympathiques mais ils ne veulent pas accéder aux responsabilités", a-t-il lancé, dans un appel aux anciens partenaires gouvernementaux du PS.
Laurent Fabius, a fait campagne pour le "non" au traité constitutionnel européen. "Bien sûr que j'ai changé, il n'y a que les auto-satisfaits qui ne changent pas", a expliqué Laurent Fabius, dimanche, justifiant son revirement par les événements du 21 avril 2002.
Au PCF, certains cadres n'ont pas caché dans la presse leur scepticisme sur la sincérité de son engagement contre le libéralisme économique. Le président du groupe à l'Assemblée, Alain Bocquet, ironisait sur "ces coucous qui viennent faire leur nid dans celui des cocos".
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