Louis Gallois est désormais président d'EADS et d'Airbus. Il remplace Christian Streiff depuis lundi. La compagnie, confrontée à des problèmes de fabrication et retard sur l'A380, voit un nouveau changement de présidence trois mois seulement après l'arrivée de Christian Streiff. Louis Gallois entend appliquer "tout de suite" le plan de redressement "Power8", qui sera "inévitablement rigoureux", explique-t-il.
Le nouveau patron d'Airbus a pris rendez-vous avec les délégués syndicaux centraux puis les 350 principaux cadres d'Airbus. Il y aura donc des suppressions d'emplois à la clé. Mais, nuance-t-il, tout sera mis en oeuvre dans "le dialogue et l'équilibre".
Si l'on ne connaît pas le nombre d'emplois bientôt supprimés, on sait déjà que ces suppressions "ne porteront pas sur les ateliers et les bureaux d'études car Airbus doit livrer 430 avions cette année", a réaffirmé Louis Galloi. En revanche, "il y a des structures trop lourdes qu'il faudra rendre plus légères", a-t-il précisé.
Il se fixe pour objectif de réorganiser socialement et politiquement l'entreprise à la structure franco-allemande, rattraper les retards de deux ans engendrés sur l'A380, mais aussi l'autre dossier délicat de l'A350. Ce plan prévoit des réductions de coût de deux milliards d'euros par an à partir de 2010, des suppressions d'emplois et une vaste réorganisation industrielle impliquant une redistribution des tâches entre sites de production européens.
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