Un an après sa condamnation à un an d'inéligibilité et 14 mois de prison avec sursis dans l'affaire des emplois fictifs de l'ex-RPR, Alain Juppé retrouve ce mardi ses droits civiques.
L'ancien Premier ministre, et premier président de l'UMP parti enseigner pour un an à Montréal, ne compte pas revenir tout de suite sur la scène politique. Son contrat à l'Ecole nationale d'administration publique (ENAP), où il enseigne les relations internationales, court jusqu'en juin.
"Tant que je suis au Québec, c'est-à-dire jusqu'à l'été 2006, je ne souhaite pas prendre position ni faire de commentaires sur la vie politique intérieure française", répète-t-il lundi sur son blog "L'échéance du 6 décembre ne change rien à ma détermination".
Coïncidence, Alain Juppé finit de purger sa peine le jour où Nicolas Sarkozy, son successeur à la présidence de l'UMP, présente au bureau politique la réforme des statuts qu'il propose pour faire désigner par les militants le candidat du parti à l'élection présidentielle de 2007.
Nicolas Sarkozy a estimé dimanche soir lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI que l'éventuel retour d'Alain Juppé serait "une bonne nouvelle" pour la diversité de l'UMP. De Montréal, Alain Juppé n'a visiblement pas apprécié qu'on le fasse ainsi parler.
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