Au tout début de la visite papale de quatre jours en Turquie qui s'annonçait périlleuse après la crise provoquée par ses propos sur l'islam, Benoît XVI a soutenu l'adhésion d'Ankara à l'Union européenne qualifiant la Turquie de "charnière entre l'Asie et l'Europe".
Les autorités turques ont également manifesté leur volonté de conciliation. Le premier ministre Erdogan est allé accueillir le souverain pontife à sa descente d'avion, un geste exceptionnel qui n'était pas prévu. "Je lui ai demandé son soutien sur notre chemin vers l'Union européenne. Il a dit "nous voulons que la Turquie fasse partie de l'Union européenne", a affirmé à la presse M. Erdogan après son entretien avec Benoît XVI.
Benoît XVI a déposé une gerbe en début d'après-midi au mausolée d'Atatürk, reprenant à son compte les paroles du fondateur de la Turquie moderne "paix dans la patrie, paix dans le monde", qu'il a inscrites dans le livre d'or du mausolée.
Il a demandé aux responsables religieux de "refuser absolument" le recours à la violence au nom de la foi, dans la version anglaise du texte. Il a estimé que les religions étaient "une source de progrès et d'enrichissement pour tous", étant entendu qu'elles "ne cherchent pas à exercer un pouvoir politique" qui ne relève pas de "leur domaine".
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