Après quatre semaines de polémique autour de l'affaire Woerth-Bettencourt, Nicolas Sarkozy va tenter de reprendre la main, lundi soir, avec une émission spéciale, sur France 2. Il a proposé aux Français de lui poser des questions sur sa page personnelle Facebook. Plusieurs milliers d'internautes se sont déjà prêtés au jeu.
Beaucoup de messages attendent des éclaircissements sur l'affaire Bettencourt. Plusieurs internautes interpellent également le président sur la réforme des retraites. Certains demandent la suspension du bouclier fiscal. Mais les centaines de commentaires concernent en réalité les sujets les plus divers : la sécurité, l'immigration, le nombre de taxis à Paris, le score de la finale du Mondial de football, les horaires de transport à La Ciotat, la peine de mort, la rencontre Nicolas Sarkozy-Thierry Henry, la réforme de l'éducation nationale...
A l'Elysée, on affirmait, dimanche, que "tous les sujets seront abordés", y compris l'affaire Bettencourt. Mais au-delà, on a expliqué que les Français attendaient du chef de l'Etat qu'il donne "le cap pour les mois et années à venir", qu'il fasse un "diagnostic précis de l'état de la France", s'exprime sur la situation économique et les réformes à venir dans la crise et pour la sortie de crise", parle de l'emploi et de la réforme des retraites...
Eric Woerth pendant ce temps est sorti blanchi du rapport d'inspection des finances : «durant la période où il était ministre du budget, il n'est pas intervenu auprès des services placés sous son autorité pour demander, empêcher ou orienter une décision ou un contrôle portant sur Mme Bettencourt», l'héritière de L'Oréal, est-il dit dans le rapport. Le rapport indique également qu'aucune intervention n'est avérée concernant le dossier fiscal de l'artiste François-Marie Banier (accusé d'abus de faiblesse de la milliardaire Liliane Bettencourt) ou ayant visé le gérant de fortune Patrice de Maistre ou sa société Clymène, qui gère les avoirs de la milliardaire.
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