Le président français a été reçu par le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi à Tripoli. Il a exprimé dans la capitale libyenne la volonté de "reconstruire un dialogue fort et d'établir un vrai partenariat" avec la Libye après des années de "fortes turbulences".
En évoquant les attentats contre le DC-10 d'UTA, de Lockerbie et de la discothèque berlinoise "la Belle", Jacques Chirac a fait référence aux accords d'indemnisation des victimes signés par Tripoli en estimant que ces affaires avaient enfin connu "un dénouement, au terme de beaucoup d'efforts et de persévérance, et dans le respect de la mémoire des victimes".
Depuis que la Libie a annoncé avoir renoncé au terrorisme et aux armes de destruction massive, Tony Blair, Silvio Berlusconi et Gerhard Schroeder se sont rendu à Tripoli avant le chef de l'Etat français.
La France espère obtenir une part du marché pétrolier libyen aujourd'hui dominé par les Américains, alors que Tripoli envisage de doubler sa production ce qui nécessite des investissements de 30 milliards de dollars. M. Chirac était accompagné par les PDG du groupe pétrolier Total, de Gaz de France et du groupe d'électronique de défense Thalès.
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