La Corée du Nord a fait exploser lundi sa première bombe atomique, un "événement historique", selon le régime communiste, qui a suscité une levée de boucliers dans le monde. Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et le Japon se réuniront mardi matin pour continuer à discuter de la réponse du Conseil à l'essai nucléaire nord-coréen.
La Corée du Nord s'était déjà déclarée en février 2005 la huitième puissance nucléaire mondiale, après les Etats-Unis, la Russie, la France, la Grande-Bretagne, la Chine, l'Inde et le Pakistan. Mais Pyongyang n'avait jamais confirmé ce statut par un essai nucléaire.
Le test a immédiatement suscité une vague de condamnations dans le monde. Même la Chine, pourtant fidèle alliée du régime communiste nord-coréen, a fait part de "sa ferme opposition" face à un essai mené "de manière éhontée". Pékin a été averti par Pyongyang vingt minutes avant l'explosion, selon un responsable sud-coréen.
L'Inde et le Pakistan, deux puissances nucléaires qui n'ont pas souscrit aux obligations du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), ont condamné Pyongyang. New Delhi s'est déclaré "profondément préoccupé" et Islamabad a "déploré" l'essai. Le président sud-coréen Roh Moo-hyun a promis de réagir "de manière sévère", évoquant une "sérieuse menace pour la paix, non seulement pour la péninsule coréenne mais pour la région".
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