Les enseignants du privé ont massivement fait grève mardi, une première, s'unissant à leurs collègues du public, avec dans toute la France 110.000 manifestants selon l'Intérieur, 170.000 selon les syndicats, qui protestaient contre les suppressions de postes.
A sept mois de la présidentielle, dont l'école sera l'un des enjeux, Nicolas Sarkozy a critiqué cette grève en relevant que, contrairement à d'autres professions, les "fonctionnaires (...) ont un statut qui les protège".
Ces manifestations fédèrent aujourd'hui les syndicats du public et du privé, côte à côte pour la première fois pour dénoncer la "dégradation" de l'école. Il faut remonter à 1984 pour trouver une mobilisation d'envergure du privé contre le projet de loi de la gauche sur le passage de l'école privée au sein du service public d'enseignement.
"La coupe est pleine", a résumé Nicolas Cérami, proviseur du Parc-Impérial de Nice, qui a dit à l'AFP "soutenir" une grève "pour la première fois en 30 ans de carrière". |