Rapportée par plusieurs radios ce matin, l'intervention de Rachida Dati lors de la convention sur les européennes organisée mercredi par les jeunes de l'UMP, laisse penser qu’elle ne prend guère au sérieux son rôle de numéro 2 sur la liste UMP d’Ile-de-France. Arrivée avec une heure de retard à l’Assemblée nationale, elle a rejoint Michel Barnier, tête de liste en Ile-de-France et responsable de la campagne nationale.
Devant un parterre de militants des Jeunes populaires, elle a semblé brouillonne, perdue dans ses fiches, voire désinvolte, peinant à contenir son fou rire comme à aligner une réponse claire. Interrogée sur le nucléaire, elle lâche un «ça, on avait répété un peu» déclenchant des rires dans le public. Puis s’emmêle les pinceaux: «Alors je récite. 77% de notre énergie... provient du nucléaire, c’est ça?». On lui souffle: «électricité.» «Electricité? Oh ben, vous m’avez dit énergie», pouffe-t-elle avant de tenter un rattrapage hésitant: «Donc, le nucléaire oui, mais il faut quand même se mobiliser pour développer les énergies renouvelables qui sont les éoliennes. C’est ça?»
Nouveau "couac" lorsqu’on lui demande si l’Europe «s’occupe trop des affaires nationales», avec une réponse pour le moins embrouillée. «Elle s’occupe de ce qu’on lui donne à s’occuper et puis... bafouille-t-elle. Elle s’occupe de ce qu’on lui donne à s’occuper avec les personnes qui peuvent porter ses affaires à s’occuper... Donc nous, en l’occurrence. Je l’ai bien fait là ?» «Ouais , c’est pas mal», lui répond, pas contrariant, le président des Jeunes pop’, Benjamin Lancar. Moins indulgents, d’autres militants s’interrogent: «Est-ce qu’elle est nulle ou cherche-t-elle à plomber la campagne?»
Elle s'est défendue jeudi soir des accusations de désinvolture émises à gauche après ses réponses hilares. "La politique, c'est aussi rire", a-t-elle répliqué sur France Info. "On avait un moment de détente avec les Jeunes populaires, on avait fait une parodie", a-t-elle poursuivi. "On a beaucoup ri, puis ensuite on a travaillé sur le fond."
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