| Avec un peu plus de 45% des voix, la majorité présidentielle a remporté une large victoire dimanche au premier tour des élections législatives, marqué par une abstention record. Le PS recueille 24,73% des voix, selon les chiffres définitifs du ministère de l'Intérieur et espère sauver les meubles lors du second tour dimanche prochain. Les autres forces politiques sortent affaiblies de cette élection qui s'est traduite par une forte bipolarisation.
La vague bleue annoncée a bien eu lieu. Avec 45,63%, dont 39,59% pour le parti du président, les candidats de l'UMP et leurs alliés Nouveau centre, MPF et divers droite ont réalisé le total de droite le plus élevé depuis 1978 (46,7% des voix). Les projections en sièges réalisées par les instituts de sondage donnaient entre 462 à 501 sièges à l'UMP et ses alliés, selon CSA, de 405 à 445 sièges, selon TNS-Sofres et entre 383 et 447 sièges, selon Ipsos. L'UMP disposait de 359 sièges dans l'Assemblée sortante.
Avec un total de 35,56% des voix, le PS et ses alliés radicaux, chevènementistes, Verts et communistes résistent relativement bien, faisant un score équivalent à 2002. Mais la gauche accuse un retard de dix points sur la droite.
Avec 7,61% des voix pour son Mouvement démocrate (MoDem), François Bayrou a échoué dans son pari de constituer une force alternative au PS et à l'UMP. L'autre fait marquant de ces législatives est la déroute du Front national. Avec 4,29% des voix, le FN a réalisé son plus mauvais score depuis son irruption dans la vie politique française dans les années 80.
|