| Le sommet du G8 s'est ouvert mercredi à L'Aquila, en Italie, par des discussions sur la crise économique et financière qui fait toujours peser des "risques importants" sur l'économie mondiale. L'état de l'économie, la régulation financière, le changement climatique, l'aide au développement ou le commerce devaient être les grands dossiers au menu de ce sommet, dans cette petite ville des Abruzzes, élargi cette année à une trentaine d'autres pays ou d'organisations internationales.
Le G5 des pays émergents (Chine, Brésil, Inde, Mexique et Afrique du Sud) sera convié jeudi à des discussions sur le développement et l'économie. Le Forum des économies majeures (FEM), groupe de 17 pays comptant pour 80% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, constitué à l'initiative du président américain Barack Obama pour lutter contre le changement climatique, se réunira dans la foulée.
Peu d'initiatives d'envergure sont toutefois attendues dans la mesure où le G20, groupe plus large dont un nouveau sommet est prévu en septembre à Pittsburgh, est chargé d'élaborer un projet pour renforcer la régulation financière. Les discussions sur le climat, autre dossier majeur, ont quant à elle essuyé un premier revers puisque le projet de déclaration ne fait pas mention d'un objectif de réduction de moitié des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050.
A l'issue de la première journée, les dirigeants du G8 devraient encore s'exprimer sur la situation post-électorale en Iran et les ambitions nucléaires de Téhéran. Le commerce international devrait en outre figurer en bonne place et marquer la seule avancée du sommet, puisque un projet de déclaration suggère que G8 et G5 se sont accordés pour relancer le cycle de négociations de Doha de l'Organisation mondiale du commerce, et les conclure en 2010.
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