Il y a cinquante ans, le 17 octobre 1961, une manifestation à l'appel du Front de Libération National (FLN), réunissant 30 000 français musulmans d'Algérie, se terminait dans une sanglante répression. A ce jour, le bilan officiel de cette journée est de 2 morts et 64 blessés, alors que de nombreux historiens parlent de plus de 100 manifestants tués.
A gauche, le PS, accompagné des dix sénateurs d'Europe-Écologie-Les Verts et des communistes "ont demandé dans des communiqués distincts qu'une reconnaissance officielle du massacre ait lieu". François Hollande s'est rendu ce lundi sur le pont de Neuilly à Asnières afin de rendre hommage aux victimes de cette répression sanglante: "Il faut que la vérité soit dite. Sans repentance, ni mise en accusation particulière. Reconnaître ce qui c'est produit. Aujourd'hui je le fais en tant que socialiste. Ensuite, ce sera sans doute à la République de le faire...".
A Paris, le maire Bertrand Delanoë a déposé une gerbe de fleurs à Saint-Michel devant la plaque commémorative de l'évènement, qu'il avait inaugurée en 2001.
Sur iTélé, le ministre de l'Intérieur Claude Guéant a exprimé la position du gouvernement sur la question: "La France ne doit certainement pas présenter des excuses à l'Algérie, ceci dit la France doit faire face à son passé". Axel Poniatowski, président (UMP) de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale, répète la position officielle: "La position du parti présidentiel sur la question est celle de Claude Guéant. Une reconnaissance symbolique est envisageable à l'avenir, mais pas d'excuses. Pour l'instant, rien n'est prévu."
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