Deux semaines après la démission du président du Samu social, Xavier Emmanuelli, des professionnels de l'urgence sociale étaient en grève mardi 2 août pour dénoncer les restrictions budgétaires décidées par l'Etat et la méthode du gouvernement pour réformer le secteur.
L'appel à la grève et à manifester dans toute la France s'adressait aux personnels du numéro d'urgence 115 et aux équipes mobiles des associations qui vont à la rencontre des SDF. Il a été lancé par la Coordination nationale des professionnels de l'urgence sociale, soutenue par la Fédération nationale des associations de réinsertion sociale (Fnars).
Places d'hébergement supprimées, Samu social et numéro 115 saturés, familles réfugiées aux urgences des hôpitaux, démission du président fondateur du Samu social, Xavier Emmanuelli, dénonçant le 19 juillet une situation budgétaire qui n'est 'plus gérable'... La crise qui minait déjà le secteur s'aggrave, selon les associations. 'Les services d'urgence sont amenés à trier les personnes sans abri, à refuser d'accueillir des familles et à réduire leurs services. Ces contraintes placent les travailleurs sociaux dans des contradictions insupportables', souligne la Fnars.
Dans une tribune publiée par Libération, des salariés et des équipes mobiles s'adressent directement à Nicolas Sarkozy, lui rappelant : "Vous aviez dit zéro SDF... Vous achevez votre mandat en diminuant de manière drastique les budgets alloués à l'hébergement. Pour nous, professionnels de l'urgence sociale, ç'en est trop."
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