Dans un article paru dans le Nouvel Observateur, Lionel Jospin est sorti de son silence pour défendre un oui catégorique au traité constitutionnel européen. Par cette tribune, il entend aussi rester présent dans le débat politique.
Même s'il critique la politique extérieure du gouvernement, c'est d'abord à ses camarades socialistes divisés qu'il s'est adressé, les invitant à "inscrire l'action présente dans un temps plus long", à se projeter dans un futur où une gauche revenue au pouvoir serait confrontée par son non au traité "à l'impasse ou la volte-face", à "la crise longue ou le reniement".
Par son soutien cette "grande voix de gauche" soulage les socialistes partisans du oui mais elle inquiète aussi certains caciques qui y voient un retour prochain en politique du "retraité de l'île de Ré".
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