Les Européens ont apporté dimanche leur appui à la sortie de crise dans la bande de Gaza, ébauchée par l'annonce de cessez-le-feu par Israël et le Hamas après plus de trois semaines d'affrontements. Six chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne, ont rencontré dimanche soir le Premier ministre israélien Ehud Olmert à Jérusalem, après avoir participé à une conférence internationale à Charm el Cheikh à l'invitation du président égyptien Hosni Moubarak.
"Toute l'Europe ne transigera pas sur le droit à la sécurité de l'Etat d'Israël", a déclaré Nicolas Sarkozy lors d'une déclaration à la presse, en présence d'Ehud Olmert et des chefs de gouvernement allemand, britannique, espagnol, italien et tchèque - Angela Merkel, Gordon Brown, José Luis Rodriguez Zapatero, Silvio Berlusconi et Mirek Topolanek.
"Mais les amis doivent se dirent les choses", a ajouté Nicolas Sarkozy, qui a estimé que "la place de Tsahal n'était pas à Gaza", tout en reconnaissant la "faute initiale" du Hamas, dont les tirs de roquettes contre Israël ont été l'élément déclencheur de la crise actuelle. Les autres dirigeants européens ont tenu des propos similaires et promis, notamment, de contribuer à l'arrêt du trafic d'armes à destination du mouvement islamiste palestinien, tout en invitant les dirigeants israéliens à lever leur blocus de la bande de Gaza.
Ehud Olmert avait auparavant assuré que l'armée israélienne n'avait aucune intention de rester dans la bande de Gaza, si le cessez-le-feu annoncé par le Hamas tenait et si les tirs de roquettes cessaient. "Nous avons l'intention de quitter ce territoire le plus rapidement possible" dès qu'il n'y aura plus de risques pour la sécurité d'Israël, a-t-il déclaré.
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