Ségolène Royal a estimé, lundi 26 mars, que les autres candidats à l'élection présidentielle avaient "tort" de "mépriser" ou de "tourner en dérision" le débat sur l'identité nationale qu'elle contribue à alimenter. "Quand j'entends certains candidats à l'élection présidentielle mépriser ce débat, ou le tourner en dérision, je pense qu'ils ont tort", a-t-elle déclaré sur Canal+. "Quand François Bayrou estime que c'est un sujet subalterne, c'est quand même étrange pour un candidat à l'élection présidentielle".
Aux critiques de la gauche choquée par sa volonté de "reconquérir les symboles de la Nation", Ségolène Royal a estimé que "l'extrême gauche, sans doute, fait une confusion des valeurs". "On peut être attaché à son pays, être fier de sa Nation, et en même temps être internationaliste quand on est à gauche", a-t-elle souligné. "On peut aimer sa patrie mais il ne faut pas confondre la Nation et le nationalisme".
"Je ne fais aucune confusion entre la nation dont on doit être fier - et un chef d'Etat doit conduire chaque Français à être fier d'appartenir à la nation- et le nationalisme", a-t-elle affirmé dimanche soir au "Grand jury" RTL/Le Figaro/LCI. Expliquant son insistance sur l'identité française et la nation, elle a souligné que "l'une des motivations des catégories populaires, qui ont voté non à la constitution européenne, était une question existentielle sur le point de savoir si la France allait se diluer dans l'Europe". "C'est en étant clair sur l'identité" de la France "que je veux, demain, inviter les Français à se tourner vers les autres", a-t-elle dit.
Sa récente proposition de voir les Français exposer à leurs fenêtres le drapeau tricolore le 14 juillet et sa ferveur pour La Marseillaise diffusé désormais dans ses meetings ont été critiqués à gauche comme droite.
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