Les manifestants pro-Tibétains ont harcelé lundi les porteurs de la flamme olympique à Paris, obligeant finalement les organisateurs à interrompre le relais avant son terme et transformant cette journée en véritable fiasco, après une étape londonienne déjà chahutée.
Malgré une très forte présence policière, les organisateurs chinois, harcelés par les militants depuis le départ de la Tour Eiffel à la mi-journée, ont jeté l'éponge. Ils ont décidé d'annuler les derniers relais et de convoyer la flamme en bus jusqu'à son lieu d'arrivée, le stade Charléty, dans le sud de la capitale.
La Chine n'avait pas réagi lundi soir aux événement parisiens, mais l'agence Chine nouvelle a condamné les incidents de la veille à Londres, estimant qu'ils constituaient "une violation grave de l'esprit olympique". Lundi dans la nuit, le journal de la télévision centrale chinoise a brièvement évoqué les incidents de Paris, sans donner de détails.
La flamme olympique devait quitter la France lundi soir à destination de San Francisco. Trois militants pro-Tibet ont escaladé lundi des haubans du célèbre pont du Golden Gate à San Francisco. Ils ont déployé, une fois hissés à bonne hauteur, un drapeau tibétain et une banderole disant "one world, one dream, free Tibet" (un monde, un rêve, libérer le Tibet).
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