La position du président Jacques Chirac favorable à l'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne se trouve en profond désaccord avec son propre parti, l'UMP.
Paradoxalement ses propos ont été mieux accueillis au PS qu'à l'UMP. La position de Jacques Chirac crée une "difficulté incontestable", a déclaré mercredi peu avant l'intervention présidentielle Nicolas Sarkozy, alors qu'il était en visite en Israël.
"Tout nouvel élargissement reviendrait à revoir nécessairement à la baisse les objectifs de l'Union européenne", a-t-il renchéri jeudi, ajoutant: "plus nous serons nombreux, moins nous serons intégrés. Moins nous serons intégrés, plus nous serons fragiles. C'est ce que je ne veux pas".
Le président de l'UMP peut espérer s'appuyer sur ses militants et, plus largement, sur l'opinion des électeurs de droite, plus que réticents à l'adhésion de la Turquie.
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