Rachida Dati, très assidue dans les travées de l'Europarlement, s'est illustrée ces derniers jours en s'attirant l'antipathie de ses collègues du groupe parlementaire conservateur (PPE), majoritaire. Elle souhaitait travailler sur les fonds spéculatifs, sujet on ne peut plus en vue actuellement. Sept autres parlementaires étaient intéressés par le dossier et il fallait trancher. Jean-Paul Gauzès, eurodéputé UMP qui entame son second mandat, a été chargé de choisir.
«Mme Dati m'a demandé de lui attribuer ce rapport», mais «je ne pouvais pas donner un rapport à quelqu'un qui vient d'arriver, qui n'a pas de technique parlementaire, un rapport aussi important pour lequel aussi il faut avoir des relations avec d'autres groupes», explique-t-il. Il s'est donc autosaisi du dossier.
Déception pour Rachida Dati. Qui s'est alors, selon Jean-Paul Gauzès et d'autres témoignages, emportée, estimant que cette désignation était «inadmissible». Pour finir, elle a été la seule à voter contre la nomination de Gauzès. Selon d'autres sources, l'ex-Garde des Sceaux aurait fini par injurier son collègue.
Les eurodéputés de critiquent le dilettantisme de l'ex-Garde des Sceaux, qui a fait savoir qu'elle souhaitait devenir députée en France en 2012. «Croyez-vous qu'on vienne au parlement en disant qu'on veut le quitter?», s'insurge une parlementaire. Finalement, Rachida Dati aura la responsabilité d'un autre rapport... sur une proposition sur le Programme européen d'observation de la terre (GMES), qu'elle qualifie de «projet ambitieux pour l'Europe».
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