La polémique autour de la carte "famille nombreuse", un instant menacée voire supprimée a contraint Nicolas Sarkozy à un revirement vendredi. En affirmant que les tarifs sociaux à la SNCF seraient "maintenus", le chef de l'Etat a confirmé qu'ils "relèvent de la politique familiale" et, a-t-il dit, "l'Etat continuera donc à les prendre en charge".
"Il n'a jamais été question de modifier les tarifs sociaux de quelque façon que ce soit", a affirmé le Chef de l'Etat, écartant implicitement toute mise sous conditions de ressources de la carte.
De ce fait, il rassure les associations familiales qui craignaient aussi que ne soit remis en cause le principe "d'universalité" de la politique familiale en France, pays qui affiche un taux de natalité proche de 2 enfants par femme, un des plus hauts de l'Europe vieillissante.
Mais Nicolas Sarkozy est allé plus loin que ne le demandaient les associations familiales. Il a en effet étendu aux familles mono-parentales, au nombre d'1,5 million en 1999, le bénéfice de cette carte -qui accorde des réductions substantielles dans les transports notamment- ainsi qu'aux familles modestes de moins de trois enfants.
|