Cinq jours après une journée de grève et de défilés dans toute la France, et à un peu plus d'une semaine du sommet du G20, le chef de l'Etat a choisi de venir "faire la pédagogie" de ses réformes sur les terres du secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand.
Devant quelque 4.000 personnes, il a âprement défendu les réformes déjà engagées contre la crise, assurant que "si la situation devait se dégrader encore, nous ferions davantage". Il a annoncé, "avant la fin du mois d'avril", un "plan d'urgence en faveur des jeunes" mettant l'accent sur la formation en alternance et l'apprentissage ainsi que la prochaine nomination de "commissaires à la réindustrialisation" dans chaque bassin d'emploi en difficulté.
Il est revenu sur ses objectifs en matière de "moralisation du capitalisme": "Il ne doit plus y avoir de parachutes dorés, de bonus, de distribution d'actions gratuites ou de stock-options dans une entreprise qui reçoit une aide de l'Etat, qui met en oeuvre un plan social d'ampleur ou qui recourt massivement au chômage partiel", a-t-il dit sans proposer de loi, réagissant aux polémiques sur les stock-options des dirigeants de la Société Générale ou le parachute doré de l'ex-PDG de Valeo.
Il a aussi annoncé que le gouvernement présenterait en avril le projet de loi pénalisant la simple appartenance à une bande. Ce texte prévoira une peine pouvant aller jusqu'à trois ans de prison pour l'appartenance à une bande. Le projet de loi va aussi durcir les règles sanctionnant les intrusions dans les établissements scolaires, a ajouté le chef de l'Etat.
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