Nicolas Sarkozy a lié mardi sa participation à la cérémonie d'ouverture des JO de Pékin à un dialogue entre Pékin et le dalaï lama, alors que son gouvernement était attaqué pour le fiasco du passage de la flamme olympique la veille à Paris. "C'était un spectacle un peu triste pour chacun", a-t-il déclaré, au sujet des manifestations qui ont marqué le passage de la flamme. Il a dit comprendre que "les autorités chinoises aient été blessées par ce qui s'est passé", mais il a estimé "tout à fait normal dans une démocratie" que les gens manifestent.
"C'est en fonction de la reprise du dialogue entre Pékin et le dalaî lama que je déterminerai des conditions de notre participation" à la cérémonie d'ouverture des JO, le 8 août, a-t-il affirmé alors qu'il assurera à cette époque la présidence tournante de l'Union européenne.
"Ce qui s'est passé hier complique sa tâche", a dit Bernard Kouchner à propos de Nicolas Sarkozy et de sa volonté de voir Pékin dialoguer avec le dalaï lama. Kouchner, qui fut lui même un militant actif de la cause tibétaine, a assuré "comprendre" les motivations des manifestants. "Comme c'est mon combat, je ne peux le condamner", a-t-il dit.
L'ensemble de la presse relevait le "fiasco" provoqué par les militants des droits de l'Homme et les manifestants pro-Tibet qui ont réussi à écourter le parcours de la flamme malgré une très forte mobilisation policière.
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