Nicolas Sarkozy a reçu jeudi pendant une demi-heure, le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque. A l'issue de cette rencontre à son siège de campagne, dans le Xème arrondissement, Nicolas Sarkozy s'est contenté d'échanger une poignée de main devant les caméras, avant de s'éclipser, sans un mot.
"La rencontre s'est passée comme avec les autres candidats, dans de bonnes conditions. On a insisté sur le fait que la CFDT souhaite que la loi sur le dialogue social soit respectée. M. Sarkozy nous a dit qu'il n'y avait pas de raison qu'il ne respecte pas cette loi", a déclaré François Chérèque. Sur les 35 heures, "un sujet de désaccord" avec le candidat, la CFDT a réaffirmé qu'"elles sont importantes, doivent être appliquées dans toutes les entreprises et que chaque entreprise doit pouvoir les aménager par la négociation mais sans remettre en cause la durée légale", a-t-il ajouté.
Sur le droit de grève, autre point de désaccord, M. Chérèque a "fait remarquer que la CFDT dans les services publics s'engage beaucoup dans les négociations". "Une remise en cause de ce droit de grève affaiblirait les syndicats rentrant dans le dialogue. Nous sommes contre une loi directe, sans espace de négociation, qui remettrait en cause le droit de grève", a-t-il prévenu.
Quant à la fusion ANPE-Unedic, prônée par le candidat UMP, "nous avons insisté non sur les institutions mais sur la manière d'aider les chômeurs et rappelé la mise en place d'un GIE informatique commun ANPE-Unedic et de services comme le dossier unique et le guichet unique", a précisé le leader de la CFDT. "Sur tous ces sujets, M. Sarkozy nous a affirmé que cela passerait éventuellement par des négociations entre les partenaires sociaux et l'Etat. Je dis éventuellement parce que son élection n'est pas encore décidée par le peuple français".
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