Dans un communiqué publié lundi matin, le chef de l'Etat, qui n'avait pas réagi dans la soirée de dimanche, s'est félicité du "succès" de l'UMP (27,87% des voix et 29 sièges) qui donne, selon lui, quitus à sa politique. "Les Français ont marqué leur reconnaissance pour le travail accompli pendant la présidence française de l'Union européenne (juillet-décembre 2008) et leur soutien aux efforts engagés par le gouvernement pour sortir d'une crise mondiale sans précédent".
Pour lui, ce "succès" européen "commande d'aller plus loin", à la fois en Europe et dans les réformes entreprises en France qui "doivent continuer". Il promet pour "les jours qui viennent" des "initiatives ouvrant de nouveaux chantiers". Il va recevoir avant le conseil européen des 18 et 19 juin les chefs des partis représentés au Parlement européen.
Un remaniement du gouvernement est attendu d'ici le 14 juillet pour remplacer les départs de Michel Barnier et Rachida Dati, élus à Strasbourg. Nicolas Sarkozy doit aussi gérer l'élection inattendue de Brice Hortefeux. En troisième position sur la liste UMP dans la grande région Centre, le ministre du Travail a été élu à la surprise générale. Il devrait rester à Paris. "On a besoin de Brice Hortefeux au gouvernement", a commenté le secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand.
L'heure était en revanche aux règlements de comptes au Parti socialiste, sonné par son calamiteux 16,48%. Les listes PS ont devancé dimanche de seulement 24.760 voix celles d'Europe écologie. Au MoDem (8,45%), l'heure était aussi aux interrogations. La campagne anti-Sarkozy de François Bayrou n'a pas convaincu les électeurs, ce qui va obliger le président du Mouvement démocrate à revoir sa stratégie pour 2012. |