Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos s'est expliqué sur le nombre de suppression de postes d'enseignants, principal moteur des manifestations lycéennes, les estimant à "environ 3.500" au cours d'une interview sur BFM.
"Il faut être un peu raisonnable, a-t-il dit expliquant que sur les 11.200 postes de l'Education nationale qui ne seront pas renouvelés (un départ en retraite sur deux), "8.500 sont des postes d'enseignants, 5.000 postes sont compensés par des heures supplémentaires, si bien que le non renouvellement concerne en réalité 3.500 postes".
"Nous voulons faire une réforme du lycée parce que ses performances ne cessent de baisser alors qu'il coûte plus cher que dans les autres pays", a affirmé Xavier Darcos, ajoutant qu'un lycéen français "coûte 22% plus cher que la moyenne européenne".
Lycéens, enseignants et parents d'élèves peu sensibles aux arguments de Xavier Darcos se sont mobilisé massivement mardi à Paris, où ils étaient entre 20.000 et 50.000 à défiler contre la politique éducative du gouvernement et les suppressions de postes d'enseignants.
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