Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo affirme être "confiant" pour l'examen, qui débute mardi, du projet de loi "Grenelle 2" à l'Assemblée nationale, estimant que la France a déjà engagé, grâce au Grenelle Environnement, une "métamorphose irréversible".
Mais le gouvernement a révisé à la baisse son ambition écologique. Nicolas Sarkozy a annoncé une première correction du projet initial au Salon de l'agriculture. Tout en affirmant qu'il ne renoncerait pas à «l'ambition de mettre la France au premier plan des pays qui construiront une économie durable et une agriculture durable», le chef de l'État a lancé aux participants d'une table ronde organisée dans le cadre du Salon : «Je voudrais dire un mot de toutes ces questions d'environnement. Parce que, là aussi, ça commence à bien faire !»
La taxe carbone avait du plomb dans l'aile depuis que le Conseil constitutionnel s'était prononcé contre la dispense accordée aux industriels dans la loi votée en 2008. Le président lui a donné le coup de grâce après les régionales, fin mars, en invoquant la «concurrence déloyale et le dumping qui menacent nos emplois». Il a précisé qu'à la demande de la France, la Commission européenne proposerait en juin la taxation aux frontières de l'Europe des importations venues de pays «qui rechignent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre».
Selon le Jean-Louis Borloo, "il n'y a aucun recul politique" sur la question de l'écologie. "Aucun gouvernement en Europe n'a engagé une métamorphose irréversible en si peu de temps", plaide-t-il, en affirmant que "sur 273 engagements du Grenelle Environnement, plus de 90% sont déjà réalisés ou en cours de réalisation". |