Le chef de l'Etat, qui a tiré les conséquences de sa chute de popularité, a voulu montrer qu'il reprenait la main. Il est «en première ligne» et n'a pas l'intention de se «défausser» sur son Premier ministre, a-t-il insisté, alors que certains, même dans la majorité, le pressaient de sortir de sa réserve.
«Ce qui revient au Premier ministre, c'est de faire travailler le gouvernement dans le cadre que j'ai fixé», a-t-il rappelé, un brin autoritaire. Sa prestation a été suivie par 10 millions de Français, un excellent score pour TF1, qui témoigne de l'attente des Français. Le redressement, c'est pour 2014, a-t-il confirmé à Claire Chazal.
Avant son intervention de dimanche soir, Hollande a tenté dans Le Monde de ce week-end de se défendre sur son style de gouvernance, pilonné par la droite et critiqué, mezza vocce par certains socialistes en cette rentrée. «Ça n'est pas simple. Si je suis lointain, on dit: "Il est hautain." Si je suis réactif, on dit: "Il fait du Sarkozy." Si je prône le compromis, on dit: "Il est hésitant." Et quand je suis à l'étranger, on dit: "Mais il ne s'occupe pas de nous!" Je ne veux pas être comme le bouchon au fil de l'eau: changer, passer d'un état à un autre. Il faut de la constance. Un style, cela s'imprime au fur et à mesure». «A chaque intervention, il faut redonner de la perspective, de la hauteur». |