Des prélèvements ADN, fort coûteux et plutôt inhabituels en matière de vols de deux roues ont été effectués par la police scientifique pour identifier l'un des voleurs du scooter utilisé par les fils de Nicolas Sarkozy. Cette recherche d'ADN est venue parachever une enquête plus classique qui avait déjà permis d'interpeller trois suspects, âgés de 17 et 18 ans, originaires de Seine-Saint-Denis.
"Comme on utilise maintenant des méthodes un peu plus modernes qu'auparavant, on a procédé à des tests ADN sur le scooter, et ces tests ADN ont été comparés aux tests ADN de ces personnes, et ça a permis de les confondre en tant que voleurs", a expliqué Patrick Hamon, porte-parole de la Direction générale de la police nationale (DGPN).
"Nous vivons dans la France des deux poids deux mesures: c'est évident que ce genre de petit événement est révélateur de la manière dont, selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cours, en tout cas l'attitude de la police, de la justice ne sera pas exactement la même", a-t-il déploré sur RTL le président de l'UDF, François Bayrou.
"La campagne électorale ne doit pas prêter à des attaques aussi stupides et aussi basses", a riposté Nicolas Sarkozy en déplacement à Londres. "Les policiers font leur travail. Je vous demande de laisser mes enfants en dehors de tout cela".
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