Edouard Balladur soutient implicitement l'idée d'une rupture défendue par Nicolas Sarkozy, dans une interview que publie le Figaro lundi. Il Juge que "la France a besoin d'une politique profondément nouvelle" après 30 ans de chômage à 10%, de croissance insuffisante et de niveau d'endettement "beaucoup trop lourd". Il a souligné que "toutes les grandes actions de l'Histoire consistent à innover profondément".
Il a cité l'action du général de Gaulle en 1940 sous l'Occupation et en 1958 avec la Vème république. "Si 1940 et 1958 ne sont pas une rupture, alors je ne sais pas en quoi elle peut consister", a-t-il dit. Il a aussi cité en exemple le programme de privatisations et la suppression du contrôle des prix qu'il avait lui-même initiés en 1986. "C'était une rupture avec l'ordre établi depuis la guerre" a-t-il indiqué.
Nicolas Sarkozy avait affirmé le vendredi précédent que "la rupture est profondément nécessaire avec les graves échecs de la politique économique et sociale des trente dernières années", appelant à "rompre avec les réformes bancales" et les "prudences hypocrites".
L'ancien premier ministre s'est prononcé pour que les militants UMP désignent par vote leur candidat à l'élection présidentielle de 2007. Il a rappelé que la droite française était "riche de deux courants: un courant jacobin et un courant libéral", et il a estimé que 2007 serait l'occasion de choisir entre deux conceptions de l'avenir, pas seulement entre deux hommes".
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