Dans un long texte, publié hier par le Journal du Dimanche et Die Welt am Sonntag, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy appellent «tous les Européens à voter aux élections européennes. Il n'y a pas de meilleur moyen de soutenir l'objectif d'une Union plus forte dans un monde plus sûr».
Cette «Europe forte» doit à la fois «protéger» et permettre de peser sur «le monde qui se construit» afin qu'il «corresponde aux valeurs de liberté, de solidarité et de justice» des Européens. Les deux dirigeants esquissent dans leur texte un véritable programme commun pour la prochaine législature européenne.
Pour y parvenir, chacun a fait un pas vers l'autre. Ainsi, s'il n'est pas question d'instaurer un quelconque «protectionnisme européen», une tentation française, Berlin accepte clairement l'idée d'une «taxe carbone» qui frapperait les importations des pays ne luttant pas contre le changement climatique, comme va le faire l'Union avec son paquet «énergie-climat».
Merkel et Sarkozy sont d'accord pour demander que l'Organisation mondiale du commerce soit à l'avenir compétente pour surveiller les aides d'Etat «excessives» accordées à des entreprises de pays tiers qui faussent la concurrence. En attendant, Berlin et Paris veulent que les Vingt-sept «envisagent des solutions européennes provisoires».
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