Henri Guaino, le conseiller spécial du président, a été caillassé la nuit dernière. A une heure du matin, il patrouillait dans une cité sensible de Montfermeil (Seine-Saint-Denis) avec la BAC (Brigade anti-criminalité) lorsque « des dizaines de jeunes » ont lancé des pierres sur les deux voitures.
« Ca vous interpelle au niveau du vécu » a-t-il lancé. Une partie de la vitre de la voiture où il se trouvait a été brisée, mais lui n'a pas été touché. Il admet que la situation dans les banlieues « se tend » mais pas spécialement ces temps-ci.
Ce qui a semblé « curieux » aux yeux du haut-fonctionnaire, c'est que les policiers avec lesquels il patrouillait n'ont pas provoqué les jeunes. Il a suffi que ceux-ci se rendent compte qu'il s'agissait de la police pour qu'ils déclenchent les hostilités.
Henri Guaino participait à cette patrouille parce qu'il voulait « aller voir sur le terrain » après avoir discuté avec le préfet de Seine-Saint-Denis. Il précise : « Je n'y passe pas mes nuits mais c'est intéressant de voir de près le quotidien des policiers, j'avais déjà expérimenté cela il y a douze ans à Marseille quand j'étais Commissaire au Plan. » Un « quotidien » qui selon les syndicats de police, se dégrade ces derniers temps. |