Brice Hortefeux, qui s'apprête à quitter l'Immigration pour le Travail, a défendu mardi pied à pied le bilan de son action y compris les quelque 30.000 départs contraints ou volontaires en 2008. Lors d'une conférence de presse, Brice Hortefeux a expliqué qu'il avait, au cours de ses 19 mois à la tête de son ministère, voulu "retisser le lien qui s'était distendu entre la nation et l'immigration".
"En luttant contre l'immigration clandestine, en maîtrisant les flux migratoires et en favorisant l'intégration des immigrés légaux, nous avons ainsi préservé et conforté notre identité nationale", a-t-il plaidé.
Confirmant 29.796 départs contraints ou volontaires en 2008, en hausse de 28,5% par rapport à 2007, il a annoncé que depuis 19 mois près de 45.000 étrangers en situation irrégulière avaient quitté le territoire. Depuis 2002, plus de 135.000 clandestins ont ainsi été reconduits.
En réponse à ses détracteurs qui l'accusent de mener une "politique du chiffre", il a fait valoir que les retours volontaires constituaient le tiers des 30.000 éloignements réalisés en 2008 contre 7% en 2006. C'est là que "se situe la véritable rupture", a-t-il dit. Il a admis toutefois que la quasi-totalité de ces 10.072 retours volontaires concernait des Roumains (8.470) et des Bulgares (952). Il a réfuté les critiques selon lesquelles ces ressortissants européens n'acceptaient de partir que pour obtenir les aides au retour, quitte à revenir plus tard en France. Le "petit pécule" est "de l'ordre de 300 euros" et "on n'a pas constaté qu'il y avait tellement de retours", a-t-il affirmé.
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