Nicolas Sarkozy a réuni mercredi à la mi-journée à l'Elysée Françoise Hardy, Eddy Mitchell, Jean Reno et une soixantaine d'autres artistes, producteurs et cinéaste. Il a réaffirmé son engagement à assurer la protection des droits d'auteurs sur Internet malgré le rejet à l'Assemblée du projet de loi Internet et création.
Deux semaines après le rejet surprise du projet de loi, le chef de l'Etat a assuré qu'il n'était pas décidé à "légaliser le vol au supermarché de la création". Il a précisé qu'il espérait pour le 14 mai une adoption définitive de la loi Création et Internet, qui sera à nouveau présentée aux députés le 29 avril à l'Assemblée.
Ce texte, qui prévoit des sanctions graduelles contre les internautes qui téléchargent illégalement des fichiers, ne réglera pas tous les problèmes liés au piratage, a-t-il reconnu. Il envisage l'organisation "dans les mois qui viennent" d'Etats généraux de la création. Il s'agirait alors d'aborder l'ensemble des questions liées aux droits face aux nouvelles technologies, de la reproduction en très grandes quantités d'oeuvres par l'Education nationale et la dimension européenne du problème. Il a estimé que la France pouvait entraîner toute l'Europe sur ce sujet.
Nicolas Sarkozy, qui s'exprimait sur la terrasse face aux jardins de l'Elysée, était accompagné de son épouse Carla. Il a répondu aux questions de ses invités, parmi lesquels figuraient les chanteurs Michel Jonasz, Françoise Hardy, Eddy Mitchell, l'acteur Jean Reno, mais aussi les cinéastes Jean-Jacques Beineix, Claude Lelouch ou encore Bertrand Tavernier. Les dirigeants de plusieurs maisons de disques avaient également été invités.
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