Le président de la Corée du Nord, Kim Jong-il, dont la santé était de plus en plus faible depuis plusieurs années, est mort samedi 17 décembre, rapporte Le Monde. Son fils, Kim Jong-un, a déjà été désigné pour prendre les commandes du pays, ont annoncé lundi les médias officiels du régime communiste.
Une annonce théâtralisée, la présentatrice en pleure, comme il est de bon ton de le faire dans une dictature. Le dirigeant nord-coréen, âgé de 69 ans, "a succombé à un grand épuisement mental et physique" le 17 décembre à 8 h 30 locales, soit 00 h 30 en heure française, rappelle Le Monde, citant une agence Coréenne.
Kim Jong-il, dont la mobilité était réduite depuis un accident cérébral en 2008, est décédé d'un "infarctus du myocarde sévère et d'une crise cardiaque" dans son train au cours d'un de ses traditionnels déplacements sur le terrain, a ajouté l'agence. 12 jours de deuil national ont été décrétés.
A Séoul (Corée du Sud), le gouvernement est en état d'alerte, les deux pays restant techniquement en état de conflit armé depuis 1953 (date de l'armistice signant l'armée de la guerre armée, début d'une "guerre froide" entre la Corée du Nord et du Sud). |