Cette circulaire du 5 août signée par Michel Bart, directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, montre que cette ethnie a bien été visée dans le démantèlement des camps, contrairement aux dénégations du gouvernement.
"Trois cent campements ou implantations illicites devront avoir été évacués d'ici trois mois, en priorité ceux des Roms", peut-on lire dans ce texte publié par des médias. "Il revient donc, dans chaque département, aux préfets d'engager (...) une démarche systématique de démantèlement des camps illicites, en priorité ceux de Roms."
Des organisations de défense des droits de l'homme estiment que l'action du gouvernement est juridiquement illégale, puisqu'une catégorie de population est visée en tant que telle et non des individus qu'on incriminerait pour certains faits.
Après la révélation de la circulaire ciblant expressément les Roms, Brice Hortefeux a fait savoir qu'il avait corrigé sa copie. Les associations de défense des droits des étrangers considèrent qu'elles tiennent la preuve du caractère discriminatoire de la politique menée par la France. |