La plus grande conférence internationale consacrée aux changements climatiques, qui réunit 15.000 participants de 192 pays, s'est ouverte à Copenhague. Son enjeu planétaire est de trouver un nouveau traité, ou d'ouvrir la voie à un nouveau traité qui succédera au protocole de Kyoto, afin d'éviter que le climat ne se réchauffe trop du fait d'une aggravation de l'effet de serre, ce qui aurait des conséquences catastrophiques.
Plusieurs dirigeants et organisations ont fait assaut de déclarations optimistes ces dernières heures, comme le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, le Programme des Nations unies pour l'environnement et le Premier ministre danois, Lars Lokke Rasmussen, dont le pays accueille la réunion.
"Le monde place ses espoirs en vous pendant un court laps de temps de l'histoire de l'humanité", a dit Rasmussen aux délégués, lors de la cérémonie d'ouverture de la conférence. "Un accord est à notre portée", a-t-il estimé. Cent-dix chefs d'Etat et de gouvernement du monde entier prendront part à un sommet dans la phase finale de cette conférence, qui se terminera le 18 décembre.
La plus grande difficulté de cette conférence sera de surmonter la méfiance et les désaccords qui opposent le monde riche et industrialisé aux pays qui sont soit très pauvres soit en voie d'industrialisation. Les pays riches auront face à eux un front commun constitué de 77 pays du monde en développement. Les désaccords portent sur le montant du financement destiné à aider les pays pauvres à s'adapter aux changements climatiques et à aller vers une économie moins polluante, ainsi que sur les objectifs à se fixer en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
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