Le ministre de l'Immigration Brice Hortefeux a déclaré lundi qu'il n'y avait "pas de quoi s'inquiéter" concernant le nouveau fichier policier Edvige, cible de nombreuses critiques. "Ca a été examiné par le Conseil d'Etat qui n'a rien trouvé à y redire, aujourd'hui il y a un débat, il y a des recours qui ont été déposés, laissons les recours être examinés", a-t-il ajouté sur France Inter.
Edvige permet la collecte d'informations sur des mineurs âgés d'au moins 13 ans et "susceptibles" d'infractions, ainsi que sur les responsables politiques et syndicaux, ce qui a suscité de vives critiques.
Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a estimé lundi sur Europe 1 que le fichier policier Edvige était "totalement inadmissible" et ne devait "pas exister dans un pays démocratique". La présidente du Medef, Laurence Parisot, a demandé lundi au gouvernement "des explications" :"C'est quelque chose qui me gêne beaucoup. Je suis assez troublée par ce que l'on est en train de découvrir. Je note que nous n'avons pas été consultés alors que nous sommes concernés en tant que militants de l'entreprise", a-t-elle regretté .
Dernière sortie, le ministre de la Défense Hervé Morin, s'est interrogé publiquement samedi sur certains contenus du fichier, y voyant "un curieux mélange des genres". "Est-il utile pour assurer la sécurité de nos compatriotes, de centraliser des informations relatives aux personnes physiques ayant seulement sollicité un mandat politique ou syndical ? Est-il utile que l'on y intègre des éléments comme les coordonnées téléphoniques, les orientations, sans savoir exactement de quoi il s'agit, des informations d'ordre fiscal ou patrimonial?", a-t-il questionné .
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