Angela Merkel, Nicolas Sarkozy, George Papandréou et Herman Van Rompuy se sont retrouvés jeudi matin pour une réunion à quatre avant l'ouverture du Conseil européen informel de Bruxelles pour tenter d'enrayer la spéculation des marchés déchaînée par les déficits et la dette de la Grèce.
La situation financière grecque s'est invitée à ce sommet convoqué par le nouveau président stable du Conseil européen et qui devait initialement être consacré à la stratégie économique à long terme de l'Union européenne.
La France espère que le sommet de Bruxelles enverra "un message clair et sans ambiguïté permettant de rétablir l'ordre sur les marchés", dit-on de source diplomatique française. En échange, la France et l'Allemagne souhaitent que les autorités grecques donnent des garanties quant à la mise en oeuvre effective du plan de redressement de leurs finances publiques, qui suscite déjà des manifestations de protestation en Grèce.
Selon plusieurs sources diplomatiques européennes, l'aide à Athènes pourrait prendre la forme de prêts bilatéraux accordés par Berlin et Paris, et éventuellement d'autres capitales de la zone euro. On faisait état mercredi soir à Paris de "questions" et de "réticences" de L'Allemagne. Selon la même source diplomatique française, une fois une décision politique prise au sein de l'UE, un rôle du Fonds monétaire international pourrait être envisagé.
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