Les principales fédérations syndicales considèrent l'ouverture de négociations salariales avec les fonctionnaires annoncée par Jean-Pierre Raffarin comme un "premier pas positif" mais restent dubitatives sur l'ampleur de l'effort financier à venir.
J'ai demandé à Renaud Dutreil d'engager une négociation avec les syndicats de fonctionnaires avant la fin mars" sur la "modernisation de la fonction publique" et les "salaires", a déclaré le Premier ministre sur Radio-J. "Nous avons une mince marge de manoeuvre mais nous avons une marge de manoeuvre", a-t-il poursuivi en évoquant "des rentrées fiscales qui sont supérieures à ce que nous avions prévu".
Pour le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly, "le Premier ministre prend la mesure des mobilisations qui ont eu lieu le 10 mars". M. Mailly a répété sur LCI son exigence d'aboutir à "des résultats concrets pour les salariés dans le public et dans le privé en matière de pouvoir d'achat."
"C'est un premier pas positif mais il faudra voir, si j'ose dire, ce qu'il y a dans la corbeille de la mariée et ce que le ministre Renaud Dutreil sera à même d'apporter", a observé le secrétaire général de la fédération CGT de la Fonction publique Jean-Marc Canon.
"Un geste du gouvernement sur les salaires est nécessaire", a déclaré sur Europe-1 le secrétaire général de la CFDT François Chérèque, qui souhaite obtenir une augmentation équivalente à l'inflation pour cette année, en plus d'un rattrapage pour les années précédentes.
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