Critiqué pour avoir attendu l'avant-dernière journée pour y assister, Nicolas Sarkozy s'est enfin rendu au salon de l'agriculture française à Paris. Il a démarré la visite une demi-heure avant l'ouverture des portes avec un public surtout composé surtout de policiers en civil.
"Avec une viande à trois euros le kilo Nicolas, comment on peut faire?", lui demande un éleveur, alors qu'une agricultrice de montagne déclare : "Si vous ne faites rien pour nous, malheureusement on est condamné à disparaître. On ne vit que de nos vaches."
Pour sauver l'agriculture, le président se dit prêt à changer de méthode, estimant que les agriculteurs avaient déjà beaucoup fait dans le domaine de l'environnement et que cela nuisait à la compétitivité internationale. «Je crois à une agriculture durable, cependant il faut changer les méthodes. J'ai demandé à Bruno Le Maire et Jean-Louis Borloo de tenir dès la semaine prochaine un premier groupe de travail autour d'une nouvelle méthode d'analyse des mesures environnementales en agriculture», a-t-il affirmé.
En plus du plan d'aides d'urgence annoncé il y a quatre mois dans le Jura, Nicolas Sarkozy a mis sur la table samedi 850 millions de plus. Ce qui signifie au total 800 millions d'euros pour les prêts bancaires bonifiés qui atteindront désormais 1,8 milliard d'euros, contre 1,5 milliard initialement prévu. «Toutes les demandes actuelles de prêts bonifiés seront ainsi honorées», a affirmé le chef de l'État.
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