A Toulon devant près de 4.000 personnes et une partie de son gouvernement, Nicolas Sarkozy a longuement détaillé son diagnostic d'une crise causée par "capitalisme perverti" et s'est prononcé, comme il l'avait fait à New York, pour une "remise à plat" de l'ensemble du système financier international.
La crise "est en train de bouleverser le monde", elle "n'est pas finie", "ses conséquences seront durables" et la France ne sera pas "à l'abri", a posé d'entrée le président. "Nous venons de passer à deux doigts de la catastrophe", a-t-il dit, à la veille de la présentation, vendredi, du projet de budget 2009-2011.
"Dire la vérité aux Français, c'est leur dire que la crise actuelle aura des conséquences dans les mois qui viennent sur la croissance, sur le chômage, sur le pouvoir d'achat", a-t-il asséné. Il a estimé que la crise "appelle à accélérer le rythme des réformes et non à le ralentir".
Nicolas Sarkozy a confirmé le lancement d'une deuxième étape de la réforme de l'Etat, de celles des collectivités locales et de la taxe professionnelle, tout comme la suppression de "30.600 emplois publics" en 2009. A la veille de présenter un projet de budget 2009-2011 rendu délicat par une croissance en berne, il a refusé toute "hausse des impôts et des taxes qui réduirait le pouvoir d'achat des Français".
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