S'exprimant devant les recteurs, inspecteurs d'académie, inspecteurs généraux et présidents d'université réunis à l'Elysée, Nicolas sarkozy a critiqué un système éducatif aux résultats "médiocres" par rapport aux moyens investis et toujours inégalitaire, selon lui.
"Les enfants d'enseignants et de cadres supérieurs sont 80% à faire des études supérieures; les enfants d'ouvriers 40% (...) Et que dire de ces 15% d'élèves qui sortent de l'école primaire en très grave difficulté", s'est-il indigné. Dans ce contexte, il a plaidé pour une "différenciation de l'offre et des parcours", dans un cadre qui resterait national.
Il souhaite instaurer un nouveau lycée "à la carte" d'ici 2012, et la mise en place "dès la rentrée 2009" d'une nouvelle seconde. Actuellement, "le système des filières, (...) écrasé par la section scientifique, est totalement déséquilibré, et ne remplit pleinement aucun des objectifs recherchés", a-t-il accusé. "La voie scientifique joue un rôle purement sélectif et forme un nombre insuffisant de véritables scientifiques. Formidable! En dehors de la voie scientifique, pas d'avenir pour nos lycées, mais à la sortie, pas assez de scientifiques!".
"Le nouveau mode de formation et de recrutement des enseignants implique un recul de la professionnalisation. Le schéma universitaire retenu et la disparition programmée des IUFM éloigneront davantage encore les futurs enseignants de la réalité des besoins de leurs élèves", a réagi le Syndicat des enseignants-UNSA (SE-UNSA) dans un communiqué. Nicolas Sarkozy a d'ailleurs confirmé que "la moitié des économies produites par des économies d'emploi dans l'Education nationale serait redistribuée aux professeurs". Mais "il faut être réaliste. Ce pacte de confiance ne peut consister en une mesure de revalorisation générale et sans contrepartie (...) L'état des finances publiques ne le permet pas", a-t-il tempéré.
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