Nicolas Sarkozy a rendu mercredi ses arbitrages sur le rapport Copé sur le financement de la télévision publique, en se déclarant favorable à la suppression de la publicité dès le 1er janvier 2009 à partir de 20h00, puis totalement le 1er décembre 2011 sur France Télévisions.
Pour compenser la perte budgétaire induite pour le service public, Nicolas sarkozy s'est prononcé en faveur d'une taxe de 0,9% sur le chiffre d'affaires des opérateurs télécoms et pour une imposition des recettes publicitaires des chaînes de télévision privées à hauteur de 80 millions d'euros, ceci alors que la commission Copé avait recommandé de supprimer la publicité en deux étapes d'ici 2012 et de taxer les opérateurs télécoms à hauteur de 0,5% de leur chiffre d'affaires.
Nicolas Sarkozy s'est également démarqué de la commission sur le mode de nomination du président de France Télévisions. Il a indiqué qu'il souhaitait une "nomination par l'exécutif après avis conforme du Conseil supérieur de l'audiovisuel et sous réserve qu'une majorité qualifiée de parlementaires n'y fasse pas obstacle".
Les autres mesures phares inclues dans le rapport, telles que le regroupement de l'ensemble des 49 entités du groupe en une entreprise unique, la transformation de France Télévisions en "média global", avec une politique offensive de développement des contenus multimédias, ou le renforcement de l'identité des chaînes, devraient être reprises dans le projet de loi.
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