| Pour son premier déplacement outre-mer, Nicolas Sarkozy s'est offert lundi en Guyane une parenthèse "verte" au coeur de la forêt amazonienne, loin du tumulte politique métropolitain. Il est resté concentré sur les questions d'environnement, de biodiversité et de développement durable.
Nicolas Sarkozy a dénoncé les ravages environnementaux de l'orpaillage illégal, et annoncé le lancement la semaine prochaine d'une opération d'envergure contre les "garimpeiros", les chercheurs d'or brésiliens. Mille hommes, des renforts de métropole et de Guyane, des moyens inédits "d'observation et de transport aérien", le concours des gendarmes d'élite du GIGN, il promet que ce nouveau coup de pied dans la fourmilière durerait "le temps qu'il faudra".
Selon le Fonds mondial pour la nature (WWF), 10 tonnes d'or sont extraites chaque année illégalement en Guyane, contre à peine 3 dûment déclarées. Les activités des "garimpeiros", largement armés, alimentent également l'insécurité.
Outre ce volet sécuritaire, Nicolas Sarkozy a plaidé pour un développement durable de la Guyane, justifiant son récent refus d'autoriser un projet de mine d'or à ciel ouvert à Kaw. "Si j'avais laissé ce projet se faire, nous aurions porté atteinte de façon irrémédiable à un patrimoine naturel considéré comme unique", a-t-il justifié, "ici, nous devons démontrer que nous sommes capables de concilier le développement du territoire et le respect de notre planète".
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