Le président de la République, qui a jugé "scandaleux" que l'hymne national ait été copieusement sifflé mardi soir au Stade de France, a convoqué à l'Elysée mercredi matin le président de la Fédération française de football (FFF) Jean-Pierre Escalettes.
Après cette réunion, la ministre des Sports, Roselyne Bachelot, a indiqué que tout match avant lequel la Marseillaise serait sifflée serait "immédiatement arrêté", les ministres présents devant quitter le stade.
A l'Assemblée nationale, elle a ajouté qu'il ne devait plus y avoir "de matches amicaux avec les pays responsables, avec les pays concernés, pendant une période" à déterminer avec la FFF, s'attirant des huées à gauche. Le secrétaire d'Etat aux Sports, Bernard Laporte, est allé plus loin, recommandant de ne plus jouer de matches avec les ex-colonies ou protectorats français du Maghreb au Stade de France, mais "chez eux, ou alors en province".
Le ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a pour sa part demandé au préfet de saisir la justice de tels délits. Et le parquet de Bobigny a annoncé dans la soirée avoir ouvert une enquête préliminaire pour "outrages à l'hymne national". L'enquête est confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), dépendant de la préfecture de police de Paris. |