| Eric Woerth a demandé que l'avantageux régime de retraites des parlementaires soit lui aussi modifié. François Fillon a évoqué lundi la "suppression" d'"avantages" du personnel politique mais Eric Woerth a été plus précis : "il faut que le président du Sénat et le président de l'Assemblée annoncent clairement une réforme dans les jours qui viennent", a-t-il déclaré, tandis qu'en écho, l'UMP leur demandait de prendre des mesures "courageuses et justes".
A la suite de la polémique née du cas Christine Boutin, plusieurs responsables politiques ont soulevé la question du cumul retraite parlementaire/emploi public. "La jurisprudence Boutin va s'appliquer. On fera avec", a anticipé Roselyne Bachelot qui pourrait, comme les quatre autres ministres sexagénaires et anciens parlementaires (Henri de Raincourt, Michèle-Alliot-Marie, Patrick Devedjian, Jean-Marie Bockel) devoir renoncer au cumul de leur retraite (6.000 euros nets à taux plein) avec leur rémunération ministérielle (14.000 euros).
Le bureau de l'Assemblée nationale, seul compétent pour décider du versement et du montant des retraites, doit en discuter mercredi. Et si le président de l'Assemblée Bernard Accoyer n'a officiellement donné aucune piste, il fut, la semaine dernière, au premier rang pour conseiller à Christine Boutin de renoncer au cumul.
Le président UMP du Sénat Gérard Larcher a pour sa part indiqué au Parisien avoir lancé une réflexion sur "le cumul retraite-fonction exécutive". Tous les ministres issus du Parlement pourraient un jour être contraints à renoncer, durant la durée de leur activité ministérielle, au système de double cotisation, à la fois au régime général et à la caisse des parlementaires.
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